Posté le 22.08.2008 par pauseprose
La hiérarchie militaire est comme une grande maison
Le paillasson correspond au plus petit grade
Comme tout le monde le sait le paillasson rentre rarement dans la maison, et tous les habitants de la demeure s'essuient les pieds dessus.
Pierre
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Posté le 22.08.2008 par pauseprose
"Boire, aimer ou vivre, quelle différence? C'est une même saloperie somptueuse"
Pierre Mérot
mammifères
Posté le 31.05.2008 par pauseprose

Fraisette était une fraise peu ordinaire. Elle passait ses journées à se regarder devant la glace. Elle était dotée d’une beauté naturelle qui faisait d’elle l’un des plus beaux spécimens de son espèce. Bien que faisant partie des plus belles, elle ne pouvait s’empêcher de jalouser les autres fruits, en particulier la cerise. Elle reprochait à celle-ci d’avoir une plus belle peau quelle. La sienne, plus rugueuse et plus creusée, était selon ses dires moins jolie et surtout moins appétissante. Ne pouvant plus supporter la situation, elle décida d’aller voir la bonne fée du jardin pour lui demander de la transformer en cerise. La bonne fée du jardin était une femme compréhensive et très gentille. On racontait au jardin, qu’elle n’avait jamais eu le courage de refuser un vœu. Quand fraisette exposa son problème à la bonne fée, celle-ci lui accorda son vœu. Néanmoins deux consignes réglaient leur pacte : fraisette serait transformé une seule fois, et cela dès la saison prochaine. Sans étudier l’offre, fraisette accepta. Elle avait hâte de pouvoir briller comme elle le méritait, de quitter sa famille pour rejoindre dans les nuages la gloire qu’elle méritait depuis toujours. La saison passa et fraisette fut transformé en cerise. Le changement fut moins agréable que prévu. Il faisait froid là haut alors qu’en bas dans la serre, les fraises étaient à l’abri. Les températures descendirent si bas cette saison que le cerisier gela. Fraisette du haut de son cerisier ne put jamais grandir. Elle resta enfermée dans un petit corps vert rempli d’acidité jusqu’à la fin de sa vie. Elle avait enfin sa peau lisse mais à quel prix. Triste de honte et de solitude, fraisette se laissa mourir.
Depuis ce jour tragique la bonne fée du jardin n’exhausse plus de vœux.
Pierre
Posté le 24.05.2008 par pauseprose
Elle m’a laissé prendre sa température par une journée d’hiver. A 17 heures, il faisait déjà nuit. Mon thermomètre habitué est resté à 37.5°c. Le mercure sous contrôle, je l’ai pénétré comme un train qui passe dans un tunnel. Sa cavité rugueuse s’est transformée petit à petit en neige fondue. De loin, je pouvais entendre les cris d’un yeti qui avait l’air de ne pas avoir mangé depuis plusieurs mois. Notre ébat s’est transformé au gré des minutes. D’un simple voyage en train, celui-ci s’est transformé en avalanche. Une avalanche de sueur et de cris à peine retenus. Le thermomètre a fini par exploser. Du mercure à profusion ! Un « je t’aime » susurré m’a indiqué que le train était arrivé. Je suis arrivé à l’heure. La correspondance dure depuis cette nuit d’hiver ou j’ai perdu la femme que j’aime
Pierre
Posté le 24.05.2008 par pauseprose
J’ai fumé le temps toute la journée à l’ombre du travail
Posté le 24.05.2008 par pauseprose
Mince comme une allumette
Elle m’a enflammé le cœur
Bombe à retardement, j’ai pris la poudre d’escampette
Afin que mon visage d’enfant bête ne vire pas au rouge carmin de ses lèvres !
Pierre
Posté le 30.03.2008 par pauseprose
A 19 heures du soir, c’est le Vietnam dans mon estomac
Est-ce que la chasse d’eau va signer l’armistice de cette guerre qui sévit depuis hier au fin fond de mes viscères ?
Allongé sur le ventre, je veux faire sortir le monstre de son antre
Il me fait violence, il crache du feu, c’est à croire qu’ils sont deux
Les embouteillages des vacances au gros du roi version chocolat
Les chambres à gaz à plein régime asphyxient comme du temps d’Auschwitz
L’élastique de mon caleçon perd la raison
Mon tunnel sphinctérien me meurtri pire qu’un cancer du sein
Ce boudin me met le corps en compote
Jacob en voyeur pervers reste sans rien faire
Mais qui y a-t-il à faire ?
En voyageur interplanétaire, j’ose m’introduire une petite fusée qui n’est pas de fer
La tête dans la lune et le ventre dans la brume
Je pousse le bouchon tellement loin que j’ai l’impression de perdre un rein
Avec un soulagement extrême je me sens bien
Il m’en reste un bout dans l’intestin mais pour ça on verra demain
Pierre
Posté le 15.03.2008 par pauseprose

L’histoire commença quand le martin pêcheur décida un beau matin de manger la Pierre. Ce simple petit changement alimentaire entraîna dans l’environnement de Martin ainsi que dans celui de tous les habitants de la planète des conséquences insoupçonnées. Cet acte a eu pour première conséquence de rendre l’Agathe jalouse. Agathe qui avait pour habitude d’être présentée comme la plus belle, fut déçue de voir Pierre dans la bouche de Martin. Si elle était la plus belle et bien elle aurait du être choisie à la place de Pierre. Agathe fit donc appel à France. France qui représentait la terre prospère avait souvent ce rôle de médiateur dans les conflits. France de suite, pris le parti d’Agathe. Comment une fille comme France qui était réputée pour sa beauté et sa fréquentation touristique ne pouvait pas se ranger du côté du plus beau ? C’était décidé, Agathe avait fait appel et ce serait France qui allait trancher. Pierre allait être jugé et peut-être même concassé haut et court. Tout le monde oublierait cette histoire et passerait à autre chose. Cela n’était pas sans compter sur le soutien de Prune qui en apprenant la nouvelle décida d’agir. Prune qui à l’époque était suspendue à son arbre, trouva bien injustifiée la sentence infligée à Pierre. Elle décida donc contre l’opinion publique de protester en faveur du plus laid. Pour cela, Prune menaça France de ne jamais mûrir, cela aurait pour conséquence que Prune ne serait jamais à terre. France savait que Prune représentait une manne non négligeable une fois l’été venu. Entêtée, France décida cependant de ne pas céder et Pierre fut concassé haut et court.
Depuis ce jour, les cours sont faites en concassé et Prune met des noyaux dans ses fruits afin que ceux qui ne savent pas se brise les dents.
Pierre
Posté le 15.03.2008 par pauseprose
L’homme politique agit comme le petit garçon de cinq ans à qui l’on aurait demandé de ranger sa chambre.
Il bourre tous les jouets sous son lit en espérant que maman ne remarque rien lors de son tour d’inspection.
Pierre
Posté le 16.02.2008 par pauseprose

Elle est là, devant moi. Elle me regarde. Elle attend quelque chose mais elle ne le dit pas. Son corps la trahie. Il me dit tout. Elle est saoule. Elle s’est saoulée pour être là devant moi. J’ai évité ces signes toute la soirée. Elle veut que je l’embrasse que je la ramène avec moi. Elle veut que je me montre, que je montre aux autres qu’elle compte pour moi et que je serais près à faire n’importe quoi pour elle. Elle cligne des yeux au ralenti. Un numéro de charme qui ne marche pas si bien que ça avec ce qu’elle a bu. Elle croit que je l’aime car j’ai du lui dire. Si seulement c’était aussi simple ! Elle s’approche et me prend par la taille. Je ne dis rien. Stoïque, je ne ressens rien. Que devrais-je ressentir de l’amour peu être ? L’amour, c’est comme le père Noël, il faut y croire pour que ça marche. Et moi, je n’y crois plus depuis mes six ans. Elle s’éloigne. Elle boit encore une gorgée pour que cela se passe mieux. Elle est pitoyable. Je continue ma discussion, une discussion dont la forme dévore le fond. Une discussion juste pour masquer le silence. Elle me laisse. Elle rigole pour penser à autre chose. Mais ce n’est pas à cause d’autre chose qu’elle rigole. Elle est triste. Elle attendait ce moment avec impatience. Sa perm, sa permission de voir l’homme, son homme. L’homme qu’elle croit aimer parce qu’un jour quelqu’un lui a dit qu’il fallait qu’elle tombe amoureuse. Cette personne lui a dit que c’était la plus belle chose au monde, l’amour. L’amour de ta vie, ta moitié. La personne qui t’aidera qu’en il faudra, qui t’aimera pour toujours du premier au dernier jour. Elle y a cru. Je ne la vois plus, elle a disparu et ce n’est pas plus mal. Elle est encore la pourtant. Je sens son regard. Elle me dégoûte. Qu’elle femme est-elle devenu ! Elle se ridiculise. J’aimerais bien lui dire que tout ce qu’elle voit n’est qu’une illusion, une caméra cachée. Lui dire : « et oh, c’est pour de faux ! » Elle ne comprendrait pas. Elle ne me croirait pas. Je n’ai pas la tête d’un acteur, et pourtant je ne fais que jouer. Je m’amuse avec son cœur comme si c’était un ballon de football. Je choute de toutes mes forces dedans, sans prendre le temps de m’appliquer. Après tout c’est elle qui a donné le coup d’envoi de la partie. Mais c’est moi qui ai fixé les règles. Elle me dégoûte. C’est elle qui a bu et c’est moi qui ai envie de vomir. Maintenant, elle a la tête appuyé contre son verre. Je vous jure ça ne s’invente pas. Elle ne tente plus rien, elle est épuisée. Le coup de sifflet a sonné et je quitte ce bar sans me retourner. J’ai les mains bien propres et la conscience qui jouie. Je l’ai ruiné comme on n’écrase une mouche. Ca ne m’a pas pris plus de temps que ça. Elle sent remettra ou pas. A vrai dire, je ne le souhaite pas. Je m’allume une cigarette.
Maintenant ça y est, je comprends pourquoi. Pourquoi tu m’as fait ça !
Pierre feuille ciseau